28.

13 octobre 2014 § Poster un commentaire

.
j’ai demandé au temps de se prendre
pendant qu’il passait

de se jouer
pour oublier ce qu’il avait à faire

de se perdre
ou de se gagner, s’il le voulait

de s’attraper, tant qu’à faire

mais de nous laisser tranquille

la vie est comme une boite de chocolat

11 octobre 2014 § Poster un commentaire

.
tu m’avais offert
_____________ une boite
au fond de l’aquelle
_____________ il n’y avait que mon nom
je m’y suis couchée
_____________ enlacée contre moi-même

et j’ai continué d’être malheureuse.

je ne trouve plus le point sur mon clavier pour arrêter tout ça

10 octobre 2014 § Poster un commentaire

.

écrire au passé
comme pour passer à autre chose
mais repasser ensuite,

puis s’aplatir comme une vieille chemise

j’aurais voulu être un artiste

9 octobre 2014 § Poster un commentaire

.
je voudrais
être une histoire
déjà lue
dont je connaîtrais la fin

tu finiras bien par crever

8 octobre 2014 § Poster un commentaire

.
tu viendras
gris de vieillesse
les yeux vides de toundra
la chair
et les lèvres étiolées d’engelures

tes mains blasées ne se poseront pas sur les miennes
tu abandonneras
tu seras le crépuscule à mes pieds
___stagnant comme l’hiver

je t’oublierai
___haletant aux pays des glaces
à bout de forces et à bout de bonheurs
je te laisserai apprivoiser
___ta mort

chaque nuit
chaque jour où le givre te couvrira
tel un jardin de pertes

.

sourire d’origami.doc

7 octobre 2014 § Poster un commentaire

aunordau nord
ton sourire
de ciel-papier
à l’envers
l’encre dé-coule
envie de vomir-mort
sur la poésie
de tes pommettes
tirées jusqu’au
mensonge

nelly ne savait choisir entre l’excès et le néant

6 octobre 2014 § Poster un commentaire

.
écrire tout
la déchirure et la cicatrice
et la déchirure
et la déchirure
jusqu’à en tomber dans
Alice au pays des cauchemars
où tes mains existent encore
décousent mon corps
pour mieux regarder
la mort de faim
de l’intérieur

écrire tout
la fin qui n’en finit jamais
l’avant et l’après
le pendant qui me fait oublier le bonheur dans le frigo
pendant que tes orgasmes me noient les yeux de peurs
les paupières
collées aux cheveux
pour plus de sûreté
jusqu’au matin
où le sommeille origami mes yeux
toi fini-loin

je voudrais
trouver en moi
cet endroit de réécriture
que tu connais tant

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