Ça changera quoi

28 juin 2014 § Poster un commentaire

Ça changera quoi, rendu là.
que tes yeux
que ton rire
que ta démarche
que tes épaules…

Ça changera quoi,
que tes sourires
que ta rosette sur ta joue gauche
que les taches de son sur tes pommettes et ton nez

que tes mains qui m’effleurent
que ton regard qui se pose sur moi
__________ doux ou froid, que m’importe…

Ça changera quoi,
que je te prennes tout entier
__________ blessant ou tendre
__________ drôle et blasé
que je prennes tout ce que tu es
____________________ tout.

que je mette des sons
sur cette hâte de te retrouver
de te voir
de te sentir me regarder

Ça changera quoi, dis-moi
que ce manque me fasse mal
que je pose mes mots
__________ dans mes mains, dans tes yeux…

Rien.
Ça ne changera rien.

l’inspiration est une pute

27 juin 2014 § Poster un commentaire

à soir je date l’inspiration
j’lui pogne les seins, les cuisses, les fesses, alouette
j’arrache ses cheveux, j’en garde une mèche peindre son corps
avec mes poèmes à deux cennes
à soir j’te défonce, j’m’amuse, ma muse
(je l’ai dis, mon poème vaut deux cennes
il mérite même pas sa place dans la section poésie)
pis j’me saoule
aux shots d’alcool à fiction.

Sur un divan pas d’accoudoirs

26 juin 2014 § Poster un commentaire

Une psychologue demande à sa patiente :

- Êtes vous fière de vous?
– J’ai sucé trop de queues dans ma vie pour être fière de ce que je suis.

sans titre

25 juin 2014 § Poster un commentaire

J’ai tassé les lumières
mis la houle à mon 20 gallons de mer
caché les porcelaines dans mes tiroirs à loques
foutu le bordel entre les lignes de ma bibliothèque

J’ai fuit une pièce où l’écho d’un garçon hurlait encore
lavé le carrelage au correcteur liquide
séché les pleurs souillés des draps
brûlé les poussins de mes oreillers

J’ai recyclé les plantes mortes pour en faire un lit de paille
dessiné un feu au mur pour me garder au chaud
mis dans l’étrier une musique douce
égratigné mes orteilles de vie lourde

J’ai déménagé. Dans mon salon.

T’es mon cancer

24 juin 2014 § Poster un commentaire

je me suis acheté un cancer au dépanneur d’à côté
au mur une horloge qui a oublié de tourner
____ pour me prouver que la nuit ne passera jamais

ma graine bande
mouille
poudreuse
fait toute les temps

ma tête ailleurs
120 km entre tes cuisses
2 heures de marche
tu me manque, criss

demain je vais cuver mon vin pendant
que tu vas venir à la gueule ___ d’une autre

demain je vais laisser mes poumons
crever d’amour pour toi
entre deux cigares
deux lignes de non-sens
deux lignes de poésie de merde

C’est le soleil qui fait fondre la neige. Pas notre amour.

23 juin 2014 § Poster un commentaire

je ne suis qu’une saison
aux couleurs de pluie
automne de perpétuités
morts passagères

sous les ongles
ce refus de l’hiver
cauchemar qui m’échappe et me décroche
m’écorche

mon sexe
sur une carte postale envoyée nulle part
glacé comme l’été d’Alaska
se demande où tu es quand tu n’es pas là

pour qui tu bande quand je mouille pour toi
saison de torrents
à la dérive
une île de carton touche le fond

dans le bain
moi aux larmes de briques
mousse de feuilles rouges où sont avortés
des printemps aux couleurs d’espoirs

Comment te sens-tu aujourd’hui?

22 juin 2014 § Poster un commentaire

je dessine
ma vie qui je veut rien dire

Comment te sens-tu aujourd’hui?
je ne me sens plus
j’ai la bière dans les jambes
la peur sous les paupières

Comment te sens-tu aujourd’hui?
je ne sens rien
pas même cette nuit qui te fait peur
pas même tes bras autour de ma vie
qui l’empêche de tomber en poussière

Comment te sens-tu aujourd’hui?
ton odeur glisse de l’oreiller
ma vie se perds sous les couvertures

Comment te sens-tu aujourd’hui?
aujourd’hui ou hier
la gueule à terre
tes mots se fracassent contre les murs de ma vie de merde

Comment te sens-tu aujourd’hui?
des traits sortent de la page
s’écorchent les dents dans le vide de ma tête

Comment te sens-tu aujourd’hui?
Tu es un autre.
Et toi, t’es pas là.

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