4.

17 septembre 2014 § Poster un commentaire

.
j’ai peint au mur
_______ ton odeur
_______ aux tons de verts
quand on y colle l’oreille, mon amour
on entend le vent
_______ il raconte des secrets
_______ aux goûts de terre
_______ à tous les arbres du cartier
j’ai peint au mur
_______ ton odeur
_______ mes racines
_______ mon envie
______________ de rester

tes yeux sont pas bleus

17 septembre 2014 § Poster un commentaire

le bleu comme un soleil
_______________ un jour d’été
_______________ six continents si loin

le bleu comme une douceur
_______________ une douillette de coton
_______________ qui s’ébruite sur ma chaire

le bleu, les yeux fermés
_______________ un goût de mer dans une bouteille
_______________ dans la bouche une odeur de sel

le bleu, sous ma peau
_______________ des mains sur un corps crémeux
_______________ crées des vagues en dedans

2.

15 septembre 2014 § Poster un commentaire

IMG_0586

j’ai la tête qui cogne
sur des murs aux tons de chats
ça fait moelleux
________ quand ça frappe
________ quand chat chartreux
_______________ des prières aux yeux

j’ai le miaulement rauque
________ la plainte à la gueule pleine de plumes
________ quand chat persan me perce la tête
____________________________________ et le coeur
____________________________________ et
____________________________________ alouette

ça saigne ça déboule sur le pelage
________ moi aussi je dégringole,
________ siamois aux gouttelettes rouges
________________ chat jure avec tout le reste
________________ tons de gris sur gouttelettes rouges

à travers les brumes
________ (comme il est bon)
j’écrase comme un avion
________________ sur un plancher aux couleurs birmaniques
________________ chat/oyant

il y a des plaies qu’on se plait à laisser ouvertes

14 septembre 2014 § Poster un commentaire

cafe_dautomne

L’automne me fait peur parce qu’il a besoin d’être consolé. Il a comme un trou au cœur, l’automne, l’octobre. Il a mal de la chaleur des calorifères dans les brûleries de ses amours d’été. Morts. Brûlés-cendrés. Comme une température étouffante de réconfort, un chaud(colat) trop chaud à la main, l’automne n’en peut plus d’avoir froid tout seul. La crème fouettée plein les narines, il entend encore ton odeur dans ses tempes. Comment il fait, lui (moi), les plaies à ciel (c)ouvert. L’automne tend, les yeux dans le vide, son oreille s’écorche au vent. Les arbres sifflent dehors. Il y a des notes d’harmonica qui le font encore pleurer de peine pendant qu’il piétine le temps en t’attendant. J’t’ai vu, au coin, t’es parti au loin voir une femme aux saisons plus chaudes. J’démortifie l’octobre qui sèche et craque. Sous mes pieds ou aux tiens, j’vois pas la différence, l’asphalte goûte l’amer, l’octobre s’en va en pleurant, dégueule sur moi milles et une feuilles mortes. Brûlées-cendrées.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.