Paméla tout court

5 décembre 2014 § Poster un commentaire

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J’essaie de m’convaincre que ça va bien. Que ça va passer. J’me dis qu’dans l’fond… ça fini toujours par passer. Que… v’là pas si longtemps que ça j’étais bien pis que c’est impossible que ça revienne pas. J’me dis aussi qu’c’est moi qui décide. Si j’veux qu’ça ailles bien, ça rien qu’à aller bien. Mais… des fois ça marche juste pas. Des fois c’est tellement long que j’fini par pu y croire pis… ben j’abandonne. J’reste là dedans, au moins j’sais à quoi m’attendre, pis j’me dis que ça pourrait pas aller pire. C’est comme si on forçait mon coeur à entrer dans un tout p’tit pot. Fait qu’là y’est tout serré pis ça fait mal pis en même temps ça fait peur. J’me souviens pu c’que ça prend. Pour que ça passe. Mais je l’sais que ça fini par passer, par exemple. Mais en tout cas… d’ici là je sais pas si j’vais être capable d’attendre. Ou si j’vais faire comme d’habitude pis que j’vais toutte crissé là pour aller crever ailleurs en attendant. J’ai réalisé qu’ça fini toujours par passer avec du nouveau. P’t’être que c’est l’vieux qui m’fait ratatiner l’coeur. Le problème c’est qu’ça dure jamais assez longtemps pour que ça vailles la peine. Pour que j’ailles pas eu l’impression de perdre mon temps pis de m’faire des fausses promesses à moi pis aux autres. Fait qu’la j’chu là, dans ton appart qui est toutte vide, toutte p’tit. Pis sérieux j’capote. J’ai tellement hâte que tu rentre, pour être moins seule. Mais en même temps j’ai tellement peur que tu rentre pour m’rendre compte que j’aimerais mieux être toutte seule. Je sais pu quoi faire de moi quand j’me sens comme ça. J’ai peur d’en parler parce que j’ai peur qu’en mettant des mots là-dessus ça devienne tellement réel que j’puisse pu passer à côté. Je sais pas comment vivre ça, je sais pas si faut que je l’ignore pis que j’continue à vivre, que j’me force jusqu’à temps que ça devienne naturel. Je sais pas si y faut que j’le vive à cent pour cent jusqu’à temps que ça finisse, je sais pas quoi faire. J’chu là, assise su’ ton divan, j’capote, j’sais pu quoi faire. J’vais laisser la pizza brûler dans ton four. Pis j’vais manger des céréales à place. J’essaie vraiment d’penser à autre chose, mais penser à autre chose ça coûte cher en criss. J’essaie vraiment d’me dire que ça va passer, mais dans ma tête la seule chose que j’chu capable de voir c’est toutes les fois où ça a pas passé, avec touttes les autres, avec moi-même. J’trouve ça tellement toff, j’me d’mande si un jour dans ma vie j’vais arrêter de m’sentir comme ça, arrêter d’angoisser, de m’sentir vide. Si j’vais trouver quelque chose qui va me compléter assez pour que j’ailles pu besoin d’avoir peur. J’mets ça sur la faute de toutte, les examens, la neige, le stress, la fatigue, mais dans l’fond j’sais pas qu’est-c’qui cloche vraiment. J’sais pu quoi. Mais là honnêtement, c’que j’pense que j’vais faire c’est que j’vais crisser la pizza dans les vidanges pis j’vais m’en r’tourner chez nous.

you got a new m(indfuck)essage

4 décembre 2014 § Poster un commentaire

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dans ma boite courriel
on m’avise
que je n’existe plus

18.

13 octobre 2014 § Poster un commentaire

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j’ai demandé au temps de se prendre
pendant qu’il passait

de se jouer
pour oublier ce qu’il avait à faire

de se perdre
ou de se gagner, s’il le voulait

de s’attraper, tant qu’à faire

mais de nous laisser tranquille

la vie est comme une boite de chocolat

11 octobre 2014 § Poster un commentaire

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tu m’avais offert
_____________ une boite
au fond de l’aquelle
_____________ il n’y avait que mon nom
je m’y suis couchée
_____________ enlacée contre moi-même

et j’ai continué d’être malheureuse.

sourire d’origami.doc

7 octobre 2014 § Poster un commentaire

aunordau nord
ton sourire
de ciel-papier
à l’envers
l’encre dé-coule
envie de vomir-mort
sur la poésie
de tes pommettes
tirées jusqu’au
mensonge

nelly ne savait choisir entre l’excès et le néant

6 octobre 2014 § Poster un commentaire

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écrire tout
la déchirure et la cicatrice
et la déchirure
et la déchirure
jusqu’à en tomber dans
Alice au pays des cauchemars
où tes mains existent encore
décousent mon corps
pour mieux regarder
la mort de faim
de l’intérieur

écrire tout
la fin qui n’en finit jamais
l’avant et l’après
le pendant qui me fait oublier le bonheur dans le frigo
pendant que tes orgasmes me noient les yeux de peurs
les paupières
collées aux cheveux
pour plus de sûreté
jusqu’au matin
où le sommeille origami mes yeux
toi fini-loin

je voudrais
trouver en moi
cet endroit de réécriture
que tu connais tant

cent mois par année

5 octobre 2014 § Poster un commentaire

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je ne suis qu’une saison
aux couleurs de pluie
automne de perpétuités
morts passagères

sous les ongles
ce refus de l’hiver
cauchemar qui m’échappe et me décroche
m’écorche

mon sexe
sur une carte postale envoyée nulle part
glacé comme l’été d’Alaska
se demande où tu es quand tu n’es pas là

pour qui tu bande quand je mouille pour toi
saison de torrents
à la dérive
une île de carton touche le fond

dans le bain
moi aux larmes de briques
mousse de feuilles rouges où sont avortés
des printemps aux couleurs d’espoirs

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